Dans une interview accordée à la presse, hier, 27 Février 2014, le Président du GWP/AO a expliqué les objectifs du projet et exprimé sa satisfaction quant à la disponibilité et l’écoute des autorités béninoises rencontrées .

En effet, le Président du Partenariat Ouest-africain de l’eau a rencontré au cours de la mission les autorités et cadres des ministères en charge de l’agriculture, de l’enseignement supérieur, de l’eau, de l’environnement. « Les échanges ont été très fructueux » a-t-il déclaré. Il a estimé que cet intérêt manifeste des autorités béninoises contribuera à une bonne mise en œuvre du projet au Bénin. Le 1er responsable du Partenariat ouest africain de l’eau est revenu sur l’importance du projet.

Le projet « l’Eau au service de la croissance et de la lutte contre la pauvreté dans le bassin transfrontalier de la Mékrou », a été initié par le Partenariat Mondial de l’Eau et soutenu financièrement par l’Union Européenne. Il sera mis en œuvre dans trois pays que sont le Bénin, le Burkina-Faso et le Niger. Selon le Président Abel Afouda, ce projet permettra d’améliorer les connaissances en matière de ressources en eau au profit des populations, des maires et décideurs. Le président du GWP/ AO a rappelé que l’eau c’est la vie. A cet effet, il est important de maîtriser la ressource eau pour éviter les catastrophes telles que les inondations. Pour illustrer l’importance du projet, il a rappelé les inondations qui ont lieu régulièrement dans le nord du Bénin. Selon lui, si les populations étaient suffisamment informées, elles prendraient les mesures nécessaires pour éviter les désagréments. C’est le cas des agriculteurs qui ont besoin de l’information nécessaire sur la ressource eau pour mieux planifier leur production. Il est donc important d’informer non seulement les populations mais aussi les maires et autorités concernées. Ce projet permettra aux maires de mettre l’eau dans leur Plan de développement communal et aux décideurs, d’intégrer les programmes liés à l’eau dans les plans de développement. Abel Afouda a estimé que c’est un projet qui a de l’avenir étant donné que sa finalité est la réduction de la pauvreté à travers une meilleure connaissance des ressources en eau dans ce sous-bassin transfrontalier.

Interrogé sur la prochaine étape en ce qui concerne la mise en œuvre du projet, Abel Afouda a indiqué qu’après l’étape de l’information, le projet sera lancé au cours d’un atelier qui se tiendra à Ouagadougou en Mars 2014. Des ateliers suivront dans tous les pays pour informer les populations et les décideurs. La première année du projet sera couronnée par la signature de convention pour une gestion harmonisée de la ressource eau entre les pays concernés.